Ce lundi 19 octobre midi, à l’appel de l’Association des maires de France (AMF), la maire Stéphanie Ducret a réuni élus, habitants et agents devant l’hôtel de ville de Wasquehal. Nous condamnons sans réserve les violences et le vandalisme. Mais la paix civile passe d’abord par une réponse aux lycéens et aux manifestants, et ils ont été les grands oubliés du rassemblement.
Répondre aux revendications
La ville a exprimé sa solidarité avec les communes, les commerçants, les élus et les agents touchés par les violences. Très bien. Elle a oublié les lycéens et les manifestants blessés, parfois mutilés.

Nous leur adressons notre fraternité. Et nous demandons au gouvernement de répondre sans attendre à leurs revendications, qu’Emmanuel Macron lui-même a jugées légitimes dimanche, dans son allocution télévisée.
Ces dernières semaines, nous étions devant le lycée Kernanec, qui accueille une grande partie des lycéens de Wasquehal. Pour écouter, pour comprendre, pour soutenir, pour protéger. Ni la maire ni son équipe n’y étaient.
Et à Wasquehal même, alors que des appels au blocage avaient été lancés, la maire n’a pas daigné se déplacer jusqu’au lycée Cousteau pour s’assurer que tout allait bien. Elle aurait pu, au moins, apporter son soutien au proviseur, qui veillait sur place.
La Marseillaise, un chant de soulèvement
Le rassemblement s’est achevé sur la Marseillaise. Excellente idée. Écrite en 1792 par Rouget de Lisle, c’est le chant d’un peuple qui se lève pour ses droits. C’est elle qui inspire aujourd’hui les lycéens et les manifestants.
Alors allons jusqu’au bout : qui chante « Aux armes, citoyens » soutient les citoyens qui se mobilisent ! Nous appelons les Wasquehaliennes et les Wasquehaliens à se tenir à leurs côtés.
Avertis par Facebook
Comme à chaque commémoration, du 8 Mai au 11 Novembre, l’opposition a appris l’existence du rassemblement par les réseaux sociaux. Deux heures avant. L’invitation était ouverte à tous, c’est vrai. Mais un événement organisé au nom du conseil municipal pouvait bien valoir un simple courriel à tous ses élus.
« La République ne se proclame pas seulement dans une publication : elle se fait vivre aussi par le respect du pluralisme. »
Mathilde Plet, élue Wasquehal Vivante, sous la publication de la Ville (19 octobre 2026)
Vous étiez à Kernanec, à Cousteau ou au rassemblement ? Racontez-nous.
Les élu·e·s municipaux du groupe Wasquehal Vivante : Benoit Tirmarche, Mathilde Plet, Brian Mollestien, Magali Druon
Nos sources : publications de la page Facebook de la Ville de Wasquehal du 19 octobre 2026 (annonce et compte rendu du rassemblement) ; commentaires publics des élus de Wasquehal Vivante sous ces publications, et réponse d’une habitante sur l’absence d’invitations nominatives ; allocution télévisée d’Emmanuel Macron du dimanche 18 octobre 2026 ; mobilisations devant les lycées Kernanec et Cousteau : constat direct de nos élus. Illustration : image extraite d’une vidéo publiée par @ros__nor sur X, place de la République à Paris, le 17 octobre 2026.

Laisser un commentaire